30 mars 2009
les gens normaux n'ont rien d'exceptionnel
Elle ne paye pas de mine, Carine.
Avec ses compensées en lièges, son jean trop grand, et ses chaussettes vertes. Le tout agrémenté d'une veste de jogging et d'un pic dans sa chevelure tempétueuse . Pas un pet de maquillage.
Ce n'est pas une grande bavarde non plus.
Autant dire que lorsque tu ne la connais pas, tu ne sais pas par quel bout la prendre...
Alors tu l'observes, de loin. Tu remarques que dernière levée, elle n'hésite pas à aller faire la sieste, laissant ses 3 enfants à la charge des adultes présents et réveillés dans la maison de vacances que nous partageons. Idem à la plage: la baignade, les jeux de plage, clairement, c'est pas pour elle. D'ailleurs, elle se refait une sieste...
Bref, tu n'es pas loin de penser qu'elle n'en fout pas une ramée...
Et puis...
Certes, Carine est laconique. Mais, tout en silences mesurés, elle t'épluche 5 kg de patates avec le sourire, parce qu'elle a envie de faire des frites aux enfants ( X8 ), "ils adorent ça!". Discrètement, elle encourage sa pré-ado, la valorise, avec les mots justes, le ton qu'il faut. Et sa fille retrouve le sourire de ses 13 ans. De loin, elle a toujours un oeil sur ses 2 plus petits, de 6 et 4 ans. Elle n' intervient que rarement, elle leur fait confiance dans la limite de leur jeune age.
Le soir, au milieu du brouhaha, elle peut s'isoler intellectuellement le temps d'une plongée en apnée dans un bouquin pointu d'art contemporain. Et détacher ses cheveux de gitane.
Cette femme est tout simplement extraordinaire de calme, de mesure. Et libre!
Ce fût un bonheur pour moi de vivre ces quelques jours avec elle cet été. J'y repense souvent.
Le jour de son départ, je l'ai accompagnée à la gare, elle ses enfants et ses valises. A cause d'un tracteur sur la route, nous étions très en retard, et elle risquait de râter son train. Pas une seconde elle ne perdit son sang froid. Sans courir, sans crier, elle a édité ses billets alors même que le train était entré en gare, et que le contrôleur sifflait le départ. Quand la rame est partie, elle était dedans, avec ses marmots. Fraiche et dispose.
Ultime démonstration.
Que je me remémore chaque fois que le stress me gagne, me dévore...
25 mars 2009
noyée dans un verre d'eau...
... je bois la tasse.
Crawl, brasse et papillon n'y font rien.
Je coule.
Gaiement.
La chaleur me gagne, me tire et m'entraine vers une délicieuse paresse, loin des écrans. Je me laisse faire. Passive et obéissante.
Je vous embrasse.
15 mars 2009
aurevoir monsieur bashung
Ce Dimanche matin, le soleil donne et chauffe; ça tombe bien. C'est une belle journée, et cela l'honore. C'est mieux je trouve, de se quitter par grand beau temps.
Hier soir, pendant qu'Harvey Milk se faisait assassiner sous mes yeux, Alain Bashung décédait. En V.O.
Harvey Milk meurt et ressuscite à tour de bras en ce moment. Bashung, c'est sa première mort.
Je souri parce que j'imagine que nous allons être nombreux à le faire ressusciter dans nos chaumières...
Comme tout a été ou va être dit, je n'en rajoute pas, Monsieur Bashung. Merci d'avoir été un interprète hors pair et de m'avoir accompagné toutes ces années. Je vais vous donner du boulot, parce que j'ai bien l'intention de vous écouter encore et encore.
13 mars 2009
monsieur et madame smith
Comme tout le monde, ni plus, ni moins.
On se vautre dans l'illusion, et puis un jour, un matin plutôt, on doit se rendre à l'évidence qu'on fait pas mieux que les autres...
Jusque là, la date du vendredi treize m'a toujours porté chance. Aujourd'hui je suis dubitative:
Pour la première fois, mon homme a pété au lit...
J'ai d'abord ri aux éclats, puis j'ai hermétiquement fermé le haut de la couette avec mes mains, et ventilé le bas d'un battement de jambes que La Manaudou m'envierait.
Ensuite, le doute et le questionement m'ont gagné:
Cette salve sonore annonce-t-elle la chute inexorable de notre belle histoire vers le laisser-aller?
Ce matin, j'ai ri. Demain, rirais-je encore?
Vais-je rivaliser de concert?
Allons-devenir un couple mélomane pétomane?
Bref les enfants, nous filons un mauvais coton...
10 mars 2009
mardi 10 mars 2009
Etrange comme le bonheur peu naitre du quotidien.
allez, soit honnête avec toi-même
- bon, ok! J'essaie -
Etrange comme le quotidien me rend heureuse.
Voilà, tu y es. C'est mieux. Plus sincère.
Etrange comme le bonheur ne t'inspire pas. Rien à raconter.
Oui et non:
AUJOURD'HUI, pas envie de raconter ma vie intime, de couple, de famille re-com-posée.
Etrange?
Ben non, c'est juste la vie en fait. Belle et imprévisible. J'en profite tant qu'elle est douce. Je laisse venir mes envie de calme folie, de tranquille déjantée.
Vieillissante?
Que nenni.
Se-Reine.





