avec mes sabots dondaine ... avec mes sabots.
Je l'ai laissé partir avec des chaussures...comment dire...immondes!
Son mauvais gout tatanesque me rassure:
séducteur en diable, je me dis que sur les plateaux Parisiens et tellement branchés, avec ça aux pieds, il ne risque pas de lui arriver grand chose, à part une concentration professionnelle décuplée ( aucun parasite féminin autour, c'est certain).
Ne me reste plus qu'a l'empêcher de les porter quand nous sommes ensemble.
procrastination

Mes voisins m'offrent leurs salade, tellement que j'en fais des confitures. Et leur gentillesse, je la met en conserve pour les moments de déprimes.
Elianne la fermière d'à coté m'offre du beurre, celui fait avec le lait de ses vaches.
J'ai une belle gazinière, je peux inviter à tours de bras mes nombreux amis, cuisiner et mitonner pour mes chéris.
J'ai rangé, organisé, aménagé, c'est agréable...
Mes amies sont présentes, aimantes, bienveillantes...
Ma maison, les champs, la vie ici nous plait...
Mais j'ai une de ces flemme!
Pour la première fois de ma vie, je ne travaille pas. Cette situation ne va pas pouvoir durer encore très longtemps.
Il faut que je remonte un cabinet, que je crée une nouvelle clientèle. Je ne sais pas ou trouver la motivation. Je me rêve dans des projets autres, mais non préparés, non réalisables.
Je procrastine à mort, y compris les travaux déco de la maison.
Le temps file, m'échappe, et je reste sans réaction...
Qui, quoi va me faire réagir, me mettre un bon coup de pied au derrière?
tacite reconduction
Ni papier, ni crayon.
Aucun contrat, pas de signature...
Vous m'avez, poings et âme liés, éprise à vos pieds.
Délicieusement contrainte, abominablement adoré...
Cette bougie de plus, cet anniversaire,
Me rappelle à Vous, Aimant torride.
Diable au corps, nous jetions nos gammes,
Ivres de nuits, deux étoiles brillantes.
Au bord de l'amer
Nous ne nous manquerons pas.
Car nous nous verrons, Très Cher,
C'est prévu,
Par tacite reconduction.
vite!

intolérance à la frustration
impatience
insupportable
Je ne sais pas attendre.
Une fois la décision prise, il faut que ça aille vite.
Alors en attendant ( -de pouvoir l'annoncer
-que ce soit vendu
-d'avoir déménagé
-de lacher ce job
-d'en trouver un autre ) je grille en enfer.
Vous me direz, ça tiens chaud.
poubelle?
C'est vrai,
c'est le bordel a casita mia...
tellement de choses, entassées, qu'on ne distingue plus rien...
mais tout de même, en s'approchant un peu, on distingue parfois un truc qui sort du lot...
un truc ou deux d'ailleurs, ou tu te dis: " tiens, mais qu'est-ce donc, ce truc tellement...tellement...comment dire...
tellement hors de son contexte originel, peut-être? "
Avouez quand même que ça n'aide pas à avoir un intérieur clean et propret, non?
( et en même temps, si vous pouviez me refiler un tuyau pour me séparer de cette merveille d'artisanat offert par ma baby-sitter sans qu'elle le remarque, elle vous en remercie ).
noyée dans un verre d'eau...
... je bois la tasse.
Crawl, brasse et papillon n'y font rien.
Je coule.
Gaiement.
La chaleur me gagne, me tire et m'entraine vers une délicieuse paresse, loin des écrans. Je me laisse faire. Passive et obéissante.
Je vous embrasse.
aquarium
La laisse et le chien au bout d' une main, mon sac tapisserie d'Aubusson de l'autre, j'enfourne la bête d'abord, cul-par-dessus-tête et moi avec, dans le cagibi qui sert de toilettes aux TGV.
Clic-Clac!
Oufffffffffffff! c'est que j'avais une envie pressante...
Je lâche le chien dans un râle de soulagement, balance mon sac sur ce qui me semble être prévu à cet effet, et me laisse tomber sur la cuvette ( oh ça va, hein, n'allez pas me dire que vous restez SYSTéMATIQUEMENT en lévitation au-dessus de l'auréole du Saint-Pot-de-Chambre... ).
[ Ici suivent quelques onomatopées inutiles à la compréhension de ce qui suit, bien que buccoliques et illustrées ]
En plein bonheur, je prend mon temps: le train est encore en gare, je suis la première dans le wagon... presque je me prélasse. Je réajuste une mèche, remonte une bretelle égarée, pose un regard sur mon chien...
MON CHIEN!
Mais qu'est ce qu'il fout les pieds dans l'eau, lui? Eh oh, mais d'où qu'elle vient cette eau d'abord?
Là lecteur&trice, tu suis des yeux avec moi, de bas en haut le cours d'eau pour savoir mèdoukiviencelak dans lequel mon chien Michel se baigne?
Mais de mon sac-tapisserie pardi!
DE MON SAC TAPISSERIE TE DIS-JE!
Et même, ça déborde. Je découvre que cette merveille d'ouvrage est imperméable, de l'intérieur. C'est un aquarium déguisé en sac finalement, et gourdasse comme je suis, ça m'avait échappé dis donc!
Bon alors après, je remarque le robinet juste au dessus du sac, le sac posé dans le lavabo, lavabo ultra-moderne pourvu d'une cellule de merde qui déclenche l'arrivée de l'eau automatiquement...
D'abord, j'éclate de rire: tout flotte, tout baigne, ça ressemble à un aquarium. Que je vide illico-presto. Puis je pleure, quand je tâte ma poche et constate que mon téléphone n'y est pas...
Penaude, j'ai traversé le wagon jusqu'à mon siège, mon sac dégoulinant à ma suite.
Puis j'ai tout fait sécher sur la grille de la clim, près de la fenêtre.
Une fois secs, les papiers avaient un petit air cranté & rétro à la Vanessa Paradis; mais mon téléphone a définitivement gardé sa ressemblance d'avec Claude François, après changement d'ampoule je veux dire...
Vous me conseillez plutôt l'iPhone où le Blackberry?
les diaboliques
Amusée, elle m'a raconté qu'elle droguait enfants & mari à coup de somnifères , fondus dans leur soupe, afin de pouvoir rejoindre ses amants du moment, l'esprit tranquille, et la voie libre... Des années plus tard, elle fourre discrètement les chocolats de son mari avec du viagra et lui donne la becquée , "...parce qu'on ne baise plus... il ne bande pas...".
Une autre, afin d'éviter les avances pressantes et répétées d'un homme qu'elle ne parvient pas à quitter, et qu'elle ne supporte plus, lui écrase du lexomil dans sa tisane du soir... Sevré brutalement ( la belle n'ayant plus de munitions ... ), le pauvre bougre devenu insomniaque a cru devenir dingue à force d'enchainer les nuits blanches, et c'est à genoux qu'il a supplié le médecin pour une prescription de somnifères ( qu'il a eu...).
ça en fait 2.
Tout de même, c'est pas rien? 2 nanas, proches, qui shootent à tour de bras.
On sait ou ça commence... et comment ça peut finir...
Flippant.
un bon coup d'pied au q
Faut qu't'arrête ce cirque là...faut qu't'arrête de t'plaindre bordel!
Elle est ou la fille d'avant? La battante. La culottée? Celle qui piquait ses fringues aux exhibitionnistes. Celle qui assomait à coup de balai les cambrioleurs à la petite semaine?
C'est loin tout ça, j'avais 20 ans...ce n'est plus moi suremment. Chuis fatiguée là. J'ai besoin d'une paire de bras, d'une épaule.
Attends Chérie, t'es en bonne santé. T'as du boulot ( trop même, c'est tout le problème ). T'as pas de problème de fric! Même pas de problème de fric devrais-je dire...
Ah ouais, j'oubliais que je me suis donnée les moyens de pas en avoir, de problème de fric...et que la rançon à payer, du coup, c'est que t'es plus jamais crédible quand tu vas mal... parce que t'as pas de problèmes de fric. Et depuis quand l'argent fait-il le bonheur?
Bonne santé, oui. Je n'ai rien à dire.
Bon, alors mets-toi un bon coup de pied au cul! Réagi! Arrêtes les chips et autres conneries.
Et l'Amour dans tout ça, hein, t'en fais quoi? C'est ce qui compte le plus pour moi, l'Amour. Tu savais pas?
Ben t'as ta fille. Et ton mec, à 700km. Si il veut te voir, il se bouge.
Malabar-Princesse, of course. Et mon Rhum-Marin, coinçé en bretagne avec ses enfants à plein-temps, va pas être facile...faire un aller et retour pour me voir à 1/3 temps...c'est une épreuve, on verra si on la surmonte. ça me bouffe ça...
mon inconscient vous dites?
Un an et demi que j'ai ce truc dans le corps, à cause de ce p***** de traitement.
J'ai décidé, seule certes, mais c'est mon corps en même temps, non?
Donc j'ai pris rendez-vous auprès de la secrétaire, en précisant tout de même l'objet de ma demande de consultation: retrait de stérilet.
Comme une grande, je me suis automédiquée du médicament qui ouvre le col, afin de douiller le moins possible ( on est pas maso ).
Bref, fin prête, je me pointe au rendez-vous, comme une jeune fille en fleur. Je m'assied. J'attend. Enfin mon tour. Je réitère ma demande.
FICHTRE!
Mais c'est qu'elle ne veut pas me l'enlever comme ça la spécialiste. Ah non!
Et pourquoi?
Z'êtes bien certaine?
Fréquences de vos rapports ( et les siens? ).
Règles supérieures à 10 jours, et alors? ( et alors!!! ) Ya qu'à prendre du ponstil ( ben voyons...)
Anémiée? Ya qu'à prendre du fer ( ben tiens...)
Il sent votre stérilet pendant l'acte? ( les actes s'il vous plait... ) Ya qu'à changer de position...
Le stérilet vous fait mal pendant l'acte ?( sexuel... l'acte sexuel. Elle ne l'aura pas prononçé une seule fois.) Vous avez des pratiques particulières? ( je prend mon pied Docteur, c'est à peu près tout...)
Ecaetera, ecaetera...
( en mon for intérieur, je me dis que cette femme a un problème, mais j'ai besoin d'elle. Il faut que je reste zen, calme, et qu'elle m'enlève ce stérilet que je ne supporte plus. Donc, je souffle mentalement, et répond docilement aux questions...)
Puis, elle me dit: " J'ai fais ma propre analyse de la situation, et je conclue que vous avez un désir d'enfant inconscient. Votre inconscient vous pousse à enlever ce stérilet, afin d'avoir cet enfant que vous désirez tant, inconsciemment bien entendu." (elle est dingue!)
Je tente, en vain, de lui expliquer qu'à nous deux, on en a déjà 4, d'enfants, et que ça suffit. Je tente aussi de lui glisser que ma journée de baby-sitting avec les neveux cet été ( 3 ans et 9 mois ) fût un calvaire, et que cette journée passée en enfer à définitivement tué en moi tout embryon de désir d'enfant.
Je m'entend lui répondre, " oui, bien sûr...certainement...mais allons-y tout de même..."
Enfin, elle consent, et m'ôte habilement, sans douleur, mon stérilet.
J'ai fêté ça toute seule ce soir, avec un kir bulle. J'en ai profité pour avaler ma pilule.
Non mais!








