Voir MIDI A SA PORTE...et mourir.
Entre 2 allers et retours New York - Paris ( en classe éco alors?), une proche amie d'Ingrid Bétancourt témoigne que celle-ci vivrait en dessous du seuil de pauvreté.
Je lui mettrai un cierge Dimanche.
Péri Cochin pense qu'un appartement Haussmannien représente l'appartement type du français ( moyen donc ).
Comment vais-je lui annoncer que les maisons présentées dans le programme court " du côté de chez vous " ne sont pas faites avec les produits Leroy Merlin?
Pas plus tard qu'hier soir, mon homme s'insurge que je veuille râper " un si bon fromage." (cf illustration ci dessus ).
Mon Chéri, je suis au regret de vous dire que très souvent, votre radinerie mauvaise foi , me fait hurler mourir de rire. Notez mon Amour dans vos carnets, que nous nous rendrons demain dès l'aube, chez le meilleur fromager de la grande ville.
Avec votre porte-monnaie.
allo?

Entre dépendance et politesse, j'hésite.
Une de mes amies, plutôt pertinente et cortiquée, pragmatique, ne peut s'empêcher de répondre dès qu'on la sonne, et ce quelle que soit la situation:
théâtre, opéra, resto... insupportable tant pour ceux qui l'accompagne, que pour la personne qui appelle et qui s'entend systématiquement répondre " heu..( chuchotement gêné )...je peux pas te parler la...suis au resto-opéra-théâtre ... on se rappelle...oui oui...ah mais non...mais si...derrière le tiroir à chaussettes...ben non..."
Impossible de lui faire entendre que sa messagerie est justement la pour prendre les messages lorsqu'elle est occupée.
Mon mec fait exactement l'inverse, et dans un autre genre est tout autant insupportable:
il ne décroche jamais.
Et rappelle rarement.
Horripilant. Vexant. Usant.
Impossible de lui faire entendre que de temps en temps, ce serait sympa de prendre la peine de répondre- rappeler, au choix.
J'hésite entre adopter le même comportement vis à vis de chacun ( mais pour tout dire, je l'ai déjà fait, et c'est totalement inefficace ).
Alors que faire, hein?
T'as pas une idée?
VU!
D'ici ou d'ailleurs

Tout va bien.
Et je vous remercie mes poissons, de vous en inquiéter...
Ce bocal chéri est une liberté, jamais une contrainte.
J'ai plein de choses à dire, mais peu de temps pour le faire avec qualité.
La vie me rattrape, le temps devrait faire sa gym et s'assouplir, s'étirer.
Je ne sais pas faire 2 choses à la fois, et je cumule 2 emplois depuis quelques temps ( mais pas 2 salaires! flûte!).
Et puis, écrire sans vous lire, sans prendre la peine de vous consacrer un tant soit peu d'attention, je n'y parviens pas.
Je vous embrasse.
XX elle ?
J'ai pris soin de vérifier la taille sur le col de la chemise: L.
Parfait.
Je ne devrais pas être à l'étroit.
Surprise ( de taille ), c'est trop grand!
J'écarte le lourd rideau de la cabine d'essayage, et demande à la vendeuse une taille inférieure.
Elle cherche en rayon, m'informe qu'il n'y en a plus et me précise avec un regard qui en dit long et un sourire entendu que les modèles M, S, et XS partent vite.
" ... Contrairement aux grandes tailles, supérieures au 40 ..." chuchotte-t-elle.
" ... je ne les accroche plus en rayon, ils prennent trop de place ..."
Elle ne peut pas le savoir. Elle n'a pas eu l'oeil. Il se trouve que je porte sur moi une blouse en soie, taille 44. Qui m'avantage, certes.
Alors je suis sortie, colère invisible transformée en sourire immense et commercial. Je l'ai remerciée, mépris chaleureux sur mes lèvres concentrées. ( Goldorak, mon héros, viens-moi en aide! ). Pour lui expliquer en XXL, cornofulgures mentales aidant, que je me sentais trop à l'étroit dans sa boutique riquiqui pour dépenser le moindre penny.
homme perdu, cheveux plats
Cet homme a hanté mes jours et mes nuits si longtemps...nous aurions dû être amants.
Je n'étais qu'une allumette qui rêve et espère le feu. Il était chaud, dangereux, brûlant. A distance, il m'attisait, il m'attachait...
Nous nous sommes toujours ratés, de peu. De près surtout.
Une fois par an, nous dînons ensemble. Avec plaisir, sagement. Comme des amis qui se connaissent de longue date, parce que finalement, c'est ce qu'on est devenus.
Et puis cette année, au printemps ou cet été, je ne sais plus, je me suis retrouvée devant un inconnu. Un homme désincarné, insipide, fade et triste. Triste. Il essayait de le masquer, sans succès. Il avait perdu son aura, son sel.
D'habitude je creuse, je cherche, j'abrite, j'aide. Pas là. Pas envie. Aucune empathie.
Je me demande pourquoi.
Je crois que je le sais...
mi-figue mi-raisin
" ...entre 3 et 4 ans de prison ferme...""
Trop peu, aux dires des familles des 18 personnes ayant trouvées la mort dans l'incendie de l'immeuble. Immeuble vétuste, qui a flambé comme la maison de paille du premier petit cochon...
Trop, à mon avis, pour ces jeunes filles devenues jeunes femmes, et maman pour l'une d'entre elles. Rongées par la culpabilité d'avoir entrainé la mort d'innocentes victimes, ces années de prison ne serviront à rien. Car si elles sont coupables, c'est beaucoup plus qu'elles méritent. Et si elles sont innocentes, elles doivent êtres acquitées. Ces années de prison ne soulageront pas la douleur des familles endeuillées, qui s'attendaient à une condamnation bien supérieure.
Une fois de plus, j'ai le sentiment qu'on veut ménager la chèvre et le chou...
Yes i can't
Au fond de moi, je me dis que c'est dégueulasse. Que je lui joue un sale tour.
Je m'explique:
Il cherche un(e) scénariste pour son film. Un(e) scénariste avec qui il se sentirait sur la même longueur d'onde, et avec qui il souhaiterait développer une complicité presque évidente, naturelle. Pour être dans le même mood, pour kiffer la même vibbe... bref.
Il cherche, rencontre, passe des annonces... Ne se sent d'affinités qu'avec les scénaristEs féminines ( ben tiens... ) . Celles qui ont retenues son attention, mal-heureusement, ne sont pas dispos ( vraiment, c'est pas d'bol!... ) .
Il est déçu. Je l'encourage, rongée par les remords. Parce que la personne qui pourrait faire la paire avec lui, je la connais. Elle est talent-tueuse. Et belle. Et jeune, mais pas trop. Drôle, mais subtile. Elle saisirait à coup sûr son essentiel, et saurait exactement trouver ses mots. Mais une telle plante vénéneuse, je crève de trouille de lui présenter. Tellement, que je ne lui en parle pas. Je ne dis rien.
Je ne suis pas fière de moi, mais je ne prendrais pas ce risque.
J'en suis incapable.
les sambassadeurs
Julie & Anthony sont jeunes et beaux. Ils s'aiment. Ils se marient dans quelques mois. Ils vivent dans une prison dorée un conte de fée: expatriés à Manilles, c'est Dallas Amour, Gloire & Beauté, en pire mieux. Leur ranch 600m2 de maison comprend aussi du personnel de maison, chauffeur, cuisinière, piscine,tattoo de l'île fantastique pool-man...
Le revers de la médaille, c'est qu'ils se doivent d'assurer un maximum minimum de soirées Ferrero receptions , afin de représenter comme ils peuvent il se doit, le franc parler de ma soeur savoir-vivre & recevoir " à la française " en général, et la société qui emploie Monsieur en particulier...
Donc, ambiance coinçée feutrée, manu-curée, frou-frou de jupons moirés, music loundge, chignons bananés. L'ambassadeur est toujours présent. Dans le genre soirée guindée ya pas mieux.
Heureusement Malheureusement, on a jamais su se tenir, dans la famille... Julie l'avait prévenue pourtant: " ... zêtes priée de vous éloigner illico-rapido de mon mari... ma patience à des limites...dégage salope... "
Totalement innefficace. La garce ne décollait pas d'Anthony.
Dès que l'occasion c'est présentée, ma soeur l'a malencontreusement poussée dans la piscine...et PLOUF!
Comme je suis fière de ma petite soeur... Mise en quarantaine par la bonne société pendant quelques semaines, tous sont revenus lui manger dans la main par la suite...
et hop!
Systématiquement, depuis 9 ans, lorsque Eric rentre chez lui: Il éteint son téléphone, et l'enferme dans le coffre de sa voiture. Et systématiquement, depuis 9 ans, il change de numéro de téléphone tous les 6 mois. Jamais il n'a dérogé à la règle. Jamais.
Laurence a eu des doutes. Des soupçons. Puis des preuves de ses infidélités. Multiples.
Eric nie, toujours. Même quand il est pris la main dans la culotte ...
C'est aggaçant à la fin...
DIMANCHE 26 OCTOBRE 2008- Autoroute A10-20h30- Ford escort grise-160km/h
Eric fait un énième laïus à propos de son téléphone: " Laurence, quand vas tu enfin comprendre que c'est pour préserver notre vie de couple et ne pas être dérangés en dehors des heures de travail que je ne fais JAMAIS entrer mon téléphone dans la maison...d'ailleurs le téléphone, je m'en fout...pas besoin en fait...dépendance..."
Laurence ne pipe ( plus depuis longtemps... enfin pas Eric ) pas un mot. Elle prend le téléphone dans la poche d'Eric, occupé à conduire. Ouvre la vitre. ET JETTE LE TELEPHONE.
Ah Ah Ah, génial non? J'adore! Laurence, je t'adore. Bravo! Eric, bien fait pour toi.!Je t'aime pas Eric.










